Mardi 8 septembre 2009 2 08 /09 /2009 06:44


Le premier module de géographie est consacré à l'étude des cartes (clique ici ).

Ce document sera distribué lors du premier module. Pensez à prendre vos crayons de couleurs pour cette séance !

Pour chaque module, les fichiers seront mis en ligne.

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Samedi 15 août 2009 6 15 /08 /2009 22:03



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Jeudi 2 juillet 2009 4 02 /07 /2009 11:49

Sergueï Eisenstein (1898-1948) s'est engagé dans l'Armée rouge durant la guerre civile. Attiré par le cinéma, il pense que cet art peut propager les idées révolutionnaires : « La révolution a fait de moi un artiste, et si elle m'a conduit à l'art, l'art, à son tour, m'a entraîné tout entier dans la révolution. Notre art doit être fondé sur le communisme ».

Filmographie : La grève (1924), Le cuirassé Potemkine (1925), Octobre (1928), La ligne générale (1929), Alexandre Nevski (1938), Ivan le Terrible (1944-1946).

Octobre (U.R.S.S., 1928)

Le film est une commande officielle pour les commémorations du dixième anniversaire de la Révolution. Avec de très nombreux plans, Eisenstein décrit le pouvoir autocratique des tsars symbolisé par la statue colossale d'Alexandre III, l'aigle et l'église en arrière-plan. Filmée en contre plongée, elle se dresse menaçante dans la nuit de Petrograd. Surgissant du hors champ, des milliers de manifestants envahissent le cadre, dans un mouvement irrésistible et spontané, ils sont aux pieds de la statue colossale du tsar. Une femme qui s'est hissée jusqu'aux pieds de la statue, harangue la foule. Elle est rejointe par quelques manifestants. Cette avant-garde, métaphore du rôle du parti bolchevik, emprisonne Alexandre III dans un réseau de cordes. Les masses guidées par les militants s'emparent des cordes. Par une série de plans redondant, Eisenstein montre métaphoriquement la fin du tsarisme. La tête d'Alexandre III vacille, il perd son sceptre, l'orbis et tous les symboles du pouvoir. Il finit par tomber avec son trône.

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Vendredi 26 juin 2009 5 26 /06 /2009 19:46

    Sergueï Eisenstein (1898-1948) s'est engagé dans l'Armée rouge durant la guerre civile. Attiré par le cinéma, il pense que cet art peut propager les idées révolutionnaires : « La révolution a fait de moi un artiste, et si elle m'a conduit à l'art, l'art, à son tour, m'a entraîné tout entier dans la révolution. Notre art doit être fondé sur le communisme ».

Filmographie : La grève (1924), Le cuirassé Potemkine (1925), Octobre (1928), La ligne générale (1929), Alexandre Nevski (1938), Ivan le Terrible (1944-1946).

 

La ligne générale (U.R.S.S., 1929)
    Le film débute par un carton qui reprend les propos de Lénine : "Il est indispensable de transformer notre pays, de pays agraire en pays industriel". Un second carton présente l'état des campagnes russes : "La sauvagerie, l'abus du patriarcat, un retard séculaire, des millions de minuscules exploitations paysannes, tel était l’héritage de l'ancien régime".
    Eisenstein passe à la démonstration en images. Des plans fixes de paysages d'une terre morcelée en de nombreuses parcelles se succèdent. Il en montre les conséquences ruineuses en faisant se succéder des plans fixes d'une famille de paysans pauvres dans un habitat délabré et avec des outils archaïques. Les choix musicaux confortent le poids des images. L’enjeu propagandiste du film est nettement affirmé : il s’agit de convaincre une population agricole souvent réticente des bienfaits de la collectivisation.

    Marfa habite un village des campagnes reculées de Russie. A la saison des labours, Marfa supplie un riche paysan (koulak) de lui prêter un cheval pour pouvoir labourer le peu de terre cultivable de son village. Refusant d'aider les paysans qu'il considère comme ses esclaves, le koulak n'hésite pas à l'humilier. 

    Eisenstein souhaite toucher le spectateur en opposant l'humilité de la jeune femme, pieds nus et mains jointes,  à l'opulence du koulak. Les très gros plans sur le visage du koulak et la contre-plongée confortent l'idée d'une noblesse terrienne oisive, possédante et inhumaine. Ces koulaks subiront la répression stalinienne en refusant la collectivisation (dékoulakisation).

    Le titre du film fait référence à « La ligne générale » arrêtée par les congrès du parti communiste de 1925 et 1927 et qui entend assurer l’alliance des paysans et des ouvriers à travers la collaboration des villes et des campagnes, symbolisée par le drapeau soviétique associant le marteau et la faucille. Eisenstien fait directement référence à l'industrialisation lourde lancée à partir de 1929 pour moderniser l'économie soviétique et à la collectivisation des terres. Les paysans étaient obligés de renoncer à la propriété privée de leurs terres et de les regrouper en de grandes exploitations collectives (kolkhoze et sovkhoze).
    Avec ses plongées et contre plongées, Eisenstein présente deux mondes qui désormais s'opposent : celui des anciens empêtrés dans les traditions et réfractaires à la modernité à celui des jeunes, joyeux et assoiffés de modernité, symbolisée par l'arrivée du tracteur...
 

    L’exaltation de la technique et de ses progrès sert le même but : la machine est l’un des symboles de la modernisation de l'U.R.S.S.. Le tracteur fait preuve d’une force motrice exceptionnelle en tractant toutes les charrettes des paysans sur une colline. L’ancien et le nouveau opposent ainsi une agriculture misérable à une agriculture productive, alliée à l’industrie. Symboliquement, le tracteur détruit les ancienne barrières sous l'acclamation d'un peuple réuni. 

    Comme épilogue, Eisenstein choisit des plans d’usines avec des cartons qui encouragent les spectateurs à suivre le programme de Staline : "Davantage de fer ! Davantage d’acier ! Davantage de machines ! En avant vers le socialisme". Images d'archives et trucages se succèdent.

    Le film s'achève par un ballet de tracteurs. Un labour moderne commence...


    Staline nous exprima son opinion sur La ligne générale, puis il continua en passant à la question de l'art du film en général : « l'importance du cinéma soviétique est très grande – et pas seulement chez nous. A l'étranger, il n'existe que peu de livres avec un contenu communiste. Et nos livres sont rarement connus car peu de gens lisent le russe. Mais on y regarde nos films avec attention et chacun peut les comprendre. Vous autres cinéastes n'avez aucune idée de la responsabilité qui repose entre vos mains. Considérez avec la plus grande attention chaque action, chaque parole de vos héros. Pour bien comprendre cela, il est nécessaire de connaître le marxisme ». A la fin de la conversation, Staline revint sur La ligne générale et nous conseilla d'en modifier la dernière partie.

    D'après Alexandrov, assistant d'Eisenstein, Le grand ami du cinéma soviétique, 1939.


1. Qu'est ce qui prouve l'engagement politique d'Eisenstein (cf. biographie) ?

2. Construis un tableau à deux colonnes et classe tous les plans qui dénoncent le vieux monde paysan et ceux qui montrent le nouveau.

3. Pourquoi le cinéma a-t-il autant d'importance selon Staline ?

4. Peut-on écrire que le film La ligne générale est un film de propagande stalinienne ?

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