Sortie Soulou 001Document 1 : Chronologie

1841 : traité de cession de Mayotte à la France

1846 : abolition de l'esclavage à Mayotte

1847 : appel aux travailleurs engagés (début de l'immigration)

1848 : inauguration de la première sucrerie qui livre la première production sucre de Mayotte

1856 : grèves et révoltes des travailleurs engagés.

1864 : ravage du borer (maladie parasitaire de la canne à sucre)

Années 1860 : difficultés (endettement des propriétaires, saisies, fusion de site, non paiement des salaires)

1880 : apogée de l'économie sucrière à Mayotte. 18 cheminées en fonctionnement.

1898 : Cyclone important. Déclin de l'économie sucrière à Mayotte.

1904 : la vanille devient la première culture d'exportation à Mayotte avec les plantes à parfums

1955 : dernière production de sucre à Mayotte et fermeture de la

dernière sucrerie (Dzoumogné)

1. En quelle année l'île de Mayotte est-elle devenue française ?

2. Qu'abolit la France dans cette région en 1846 ?

3. En quelle année a-t-on construit la première usine sucrière ?

4. Quelles sont les 8 raisons qui ont rendu difficile la culture de la canne à sucre dans cette île ?

5. A ton avis, où pouvait aller le sucre produit à Mayotte ?

6. Comment se nommaient les territoires qui étaient soumis à une métropole ? (L'information n'est pas dans le texte) ?

7. Quelles sont les deux autres cultures d'exportation produites dans cette colonie ?

8. Avec l'abolition de l'esclavage, qui était-on obligé de faire venir dans cette colonie ?

Document 2 : Colonisation et révolution industrielle

Mayotte connaît les bouleversements techniques, économiques et sociaux qui touchent l'Europe depuis le XIXe siècle, caractérisant ce que l'on nomme la « Révolution industrielle ». Avec cette vague d'innovations, Mayotte s'intègre au marché mondial. Cet ancrage de Mayotte dans la révolution industrielle se fait par le biais d'une activité et d'une économie particulières : le sucre. La culture de la canne à sucre se développe rapidement sous la pression des milieux d'affaires car elle représente l'espoir d'une fortune rapide. Mais produire du sucre à Mayotte n'est pas une entreprise facile. Le premier obstacle est le recrutement de travailleurs. En effet, contrairement aux autres colonies, Mayotte n'a pas eu recours à l'esclavage, l'abolition de l'esclavage proclamée en 1846 ayant suivi de peu la prise de possession de l'île par les Français. On emploie donc une main d'œuvre immigrée : le travailleur engagé libre. Cette immigration aura des conséquences durables sur le peuplement de l'île. S'ajoute à cela, l'éloignement des voies de navigation pour expédier le sucre et recevoir le matériel. Ainsi construire et entretenir une usine relève parfois de l'exploit : machines qui tombent à la mer, absence de personnel qualifié pour monter ou entretenir les machines, pièces de rechange qui n'arrivent pas, etc. Les voies de communication dans l'île étaient quasi inexistantes : les routes carrossables sont rares et les chemins sont impraticables pendant la saison des pluies. Les lourdes charrettes tractée par des bœufs chargées de cannes à sucre creusaient de profondes ornières. Pour se rendre au domaine, il était plus aisé de passer par la mer avec de petites embarcations. D'ailleurs, la quasi-totalité des usines située au bord de la mer, au fond d'une vallée.

9. Qu'espéraient les Européens en investissant dans la culture de la canne à sucre à Mayotte ?

10. Quelles étaient les autres difficultés rencontrées par les propriétaires d'usines ?

11. Où étaient principalement situées les usines ? Pourquoi ?

Document 3 Photographies

12. A quoi pouvaient servir ces cylindres ? (clique ici)

13. Quelle machine pouvait actionner ces axes ?  (clique ici)

14. A quoi pouvait servir cet embarcadère à côté de la mer ? (clique ici)

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