bastille        Avec le renvoi de Necker et le stationnement de régiments du roi autour de Paris, les Parisiens craignent une réaction de l’aristocratie pour réprimer la révolution. Voulant se protéger, les Parisiens constituent une milice de 48000 hommes et portent comme marque distinctive une cocarde aux couleurs de Paris, rouge et bleu. L’insurrection est déclenchée mais les Parisiens n’ont pas d’armes. Pour cela, les émeutiers s’emparent des 40 000 fusils entreposés aux Invalides mais il faut de la poudre et des balles ! Le bruit court qu’il y en a à la Bastille. Cette forteresse dominant Paris avait quasiment perdu sa fonction de prison mais elle restait le symbole de la tyrannie monarchique.
      Les émeutiers envoient une délégation au gouverneur de la Bastille, le marquis de Launay. Le gouverneur refuse et les défenseurs de la Bastille ouvrent le feu sur les assiégeants. A leur arrivée, les soldats de la Garde Française fraternisent avec les émeutiers. A 17 heures, la Bastille capitule. La fusillade fait plus de 100 morts et le gouverneur est décapité sur le chemin, sa tête exhibée au bout d’un pique. La Bastille est rapidement démolie et devenant le symbole du peuple en armes, on en vend des morceaux…


     Dans ces deux scènes, le réalisateur s’appuie encore une fois sur la documentation iconographique disponible. Reconstituée au château de Tarascon, cette représentation dramatique et héroïque de l’événement épouse la thèse révolutionnaire en présentant le peuple de Paris assoiffé de justice et uni.  

      Revenant d’une partie de chasse, Louis XVI inscrit dans son journal la mention « Rien » pour le 14 juillet. Cette anecdote reprise par le réalisateur justifie l’idée d’un roi éloigné des préoccupations politiques de l’époque et des aspirations de son peuple. Mais ce journal est un journal de chasse et le roi a été informé de la prise de la Bastille le lendemain. Le 15 juillet, le duc de La Rochefoucauld aurait eu cet échange avec Louis XVI :

« C’est une révolte ? » demande Louis XVI.             

« Non sire, ce n’est pas une révolte, c’est une révolution. » répond le duc.

      Devant cette entrée en scène du peuple de Paris, le roi cède car il est désormais impossible de venir à bout de l’insurrection parisienne. Le roi se rend à Paris et arbore la cocarde nationale ce qui marque l’union entre le roi et la nation. Au rouge et au bleu, on ajoute le blanc du roi !

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