Thème 1 -1914-1945 : Guerres, démocratie et totalitarisme

Chapitre 1 La P.G.m. et ses conséquences


Introduction

Au mois d’août 1914, les Européens entrent en guerre. En 1918, l’Europe sort traumatisée, affaiblie et la paix reste fragile.

Problématique Quels bouleversements la P.G.m. provoque-t-elle en Europe et dans le monde ?


I. La marche vers la guerre
A. Les rivalités européennes

En 1914, l’Europe domine le monde mais il existe des rivalités économiques, politiques et territoriales : les pays européens se font concurrence (commerce et industrie) et se partagent le monde (ex : l’Allemagne cherche à agrandir son empire colonial). Mais ce sont surtout les mouvements nationalistes (Balkans) et les revendications territoriales (Alsace-Moselle) qui créent des tensions.

B. La préparation de la guerre

Les puissances européennes ont noué des alliances et augmenté leurs dépenses militaires ainsi que la durée du service militaire. Deux blocs s'opposent : la Triple-Alliance (Autriche-Hongrie, Allemagne et Italie) et la Triple-Entente (Russie, France et Angleterre).

C. Le déclenchement de la guerre

L’attentat de Sarajevo précipite les événements : par le jeu des alliances les pays rentrent en guerre  (mobilisation). En France, le patriotisme est à son comble : c’est l’Union sacrée. Les hommes de 1914 espèrent une guerre courte mais elle dure plus de 4 ans.


II. Une guerre totale et moderne

A. Au front : une guerre nouvelle

Cette guerre est dite totale (qui touche toutes les activités humaines) : les hommes se battent sur tous les terrains et utilisent des armes nouvelles. A partir de 1915 (guerre de position), les soldats se terrent dans les tranchées : ils connaissent les assauts incessants, les bombardements, la boue, les rats, la peur, la faim et ont la douleur de perdre de nombreux camarades. A elle seule, la bataille de Verdun (1916) fait plus de 300 000 morts !

B. A l’arrière : une « économie de guerre »

Les Etats vont mettre en place une économie de guerre (conversion des usines, emprunt et main d’œuvre féminine). Les pénuries, l’inflation et le nombre de morts atteignent le moral des Européens (grève et mutineries). Les Etats sont contraints de recourir à la propagande (« bourrage de crâne ») et à la censure.


III. Les conséquences de cette guerre

A. Des sociétés traumatisées et des territoires détruits

L’Europe compte 10 millions de morts sans compter les veuves, orphelins et mutilés. Des régions sont dévastées et l’économie est inadaptée. La société européenne sort traumatisée par cette guerre : on parle de brutalisation des sociétés.

B. La paix des vainqueurs et la Révolution russe

Le 11 novembre 1918 (armistice), l’Allemagne et ses alliés ont perdu la guerre. La France sort victorieuse mais très affaiblie. En 1919, le Traité de Versailles est signé. La paix est sévère pour l’Allemagne (morcellement et démantèlement de son territoire, armement limité et réparations). Elle porte toutes les responsabilités de la guerre : pour les Allemands, c’est un diktat. Ce traité prévoit la création de la S.D.N. pour assurer la paix dans le monde.
En 1917, la Russie affaiblie par la guerre, tombe aux mains des communistes emmenés par Lénine.


Conclusion

Dans les années 20, la paix est fragile et l’Europe a perdu sa prépondérance politique et économique (au profit des Etats-Unis). L’apparition d’une nouvelle idéologie et d’un nouveau régime (U.R.S.S.) inquiète encore plus la « vielle Europe ». Avec ses conséquences, la P.G.m. détermine les grandes orientations du XX siècle.


Chapitre 2 L'U.R.S.S. de Staline


Introduction

En octobre 1917, les Bolcheviks sont maîtres de la Russie. Lénine et son parti vont mettre en place un Etat communiste (U.R.S.S. : Union des Républiques Socialistes Soviétiques) et entamer des réformes économiques. Après la mort de Lénine, Staline va éliminer ses rivaux et devenir le chef incontesté du pays.
Problématique Comment est-on passé de l’espoir de 1917 à la construction d’un Etat totalitaire ? (qui contrôle et dirige totalement la vie politique, économique, sociale et culturelle au besoin par le terreur et la propagande)


I. Une économie socialiste

A. L'industrialisation

Staline décide que l'industrie comme les commerces sont nationalisés. La priorité est donnée à l'industrialisation. L'U.R.S.S. devient ainsi une puissance industrielle grâce au travail des soviétiques et à la discipline imposée par Staline. Un plan quinquennal fixe les objectifs ; le travail est glorifié.

B. La collectivisation et ses conséquences

Les paysans sont obligés de renoncer à leur propriété individuelle. L'Etat exige que les terres soient collectivisées (collectivisation) en 1929. La production agricole a maintenant lieu dans des exploitations collectives (kolkhozes). Les résistances et les révoltes des paysans sont nombreuses mais réprimées par l'Etat.


II. Une dictature
A. L’élimination des opposants
Le parti communiste va être lui même l'objet d'une répression féroce : Staline élimine tous ses rivaux. Ces personnes sont faussement accusées lors de procès fantaisistes et parfois condamnés à mort (1936-1938 : grands procès de Moscou).

B. La répression et la terreur

Staline prend seul les décions et ne tolère aucune contestation. Pour cela, la population est surveillée par une police politique qui a tous les droits (N.K.V.D.). Cette police réprime toute résistance comme celle des agriculteurs (koulaks) qui refusent la collectivisation ou encore des ouvriers qui se plaignent des cadences. Les peines vont de l'emprisonnement à la déportation dans des camps de travaux forcés (goulag) où la mortalité est très élevée.

C. L’encadrement de la société
Tous les médias (presse et radio) et tous les artistes sont contrôlés par l'Etat et mis au service d'une propagande (défilés, affiches, cinéma et photographies). Celle-ci se développe autour de Staline (culte de la personnalité). La propagande a pour objectif de faire croire aux Soviétiques qu'ils vivent dans la société la plus harmonieuse.


Conclusion

Au milieu des années 30's, l'U.R.S.S. est un Etat totalitaire dirigé par Staline. Cet Etat contrôle l'économie et la société par la terreur et la propagande.


  Chapitre 3 L'Europe dans les années 1930


Introduction

Dans les années 1930, la plupart des pays européens sont touchés par une crise économique, politique et sociale. Mais les réactions ne sont pas identiques dans chaques pays.
Problématique Comment évoluent les démocraties européennes face à la crise ?


I. La République française

A. Une crise qui fragilise la République

Après les années de renconstruction (années 1920), l'économie française va progressivement être touchée par la crise économique. A cette crise, s'ajoute une crise politique avec la pression des ligues et des fascistes français (manifestation). Ces deux crises déstabilisent la République. Face à ces menaces, les partis de gauche s'allient pour former le Front Poulaire.

B. L’œuvre du Front Populaire

Le Front Populaire s'engage dans des réformes économique et sociale. Le 7 juin 1936, sont signés les accords de Matignon entre les syndicats, le patronat et l'Etat. Cet accord prévoit la création des congés payés, limite le temps de travail et reconnaît la liberté syndicale. D'autres lois sont votées comme celle sur la scolarité à 14 ans ou celles sur l'accès à la culture et aux loisirs.


II. L’Allemagne nazie

A. La montée du nazisme favorisée par la crise

Adolph Hitler dirige le parti national-socialiste (N.S.D.A.P.), organisation paramilitaire d’extrême droite (S.A. et S.S.). Après son échec de coup d’Etat, Adolph Hitler espère conquérir le pouvoir par la voie légale. Pour cela, il va exploiter la crise qui secoue l’Allemagne en séduisant les mécontents (chômeurs) et en rassurant les inquiets (militaires et industriels). En promettant le retour à l’ordre, au travail et à la grande Allemagne, Adolph Hitler est élu Chancelier (chef du gouvernement) le 30 janvier 1933. L’idéologie nazie (compilée dans le livre Mein Kampf) est raciste (inégalité des races, supériorité de la race aryenne et antisémitisme), nationaliste (reconstruire la grande Allemagne par la guerre), anticommuniste et antiparlementaire.

B. La dictature nazie

Les nazis ont mis en place un Etat totalitaire en supprimant toute opposition (censure, suppression des partis, des syndicats et des libertés fondamentales), en embrigadant la population (milice, propagande, manifestation et endoctrinement de la jeunesse) et en mettant en place une politique eugéniste, raciste et antisémite (élimination ou déportation en camps de concentration des handicapés, homosexuels, Tsiganes et Juifs). Les lois de Nuremberg de 1935 ôtaient la citoyenneté allemande aux Juifs et interdisaient les mariages mixtes.

C. L’expansion du Reich par la guerre

Adolph Hitler a placé l’Allemagne sur le chemin de la guerre : réarmement, alliance militaire et annexion de territoire (ex: Tchécoslovaquie) en bafouant donc le Traite de Versailles. La France et le R.-U. n’ont pas réagi de manière ferme face à cette politique agressive de l’Allemagne par peur d’une nouvelle guerre (pacifisme). Mais en 1939, avec l’attaque de la Pologne par l’Allemagne, ils sont contraints de déclarer la guerre à l'Allemagne. C’est le début de la Seconde Guerre mondiale.


Conclusion

En Allemagne, la jeune démocratie succombe avec Adolph Hitler qui a mis en place un régime totalitaire (dictature nazie).
En France, la démocratie résiste malgré les menaces (Front Populaire).
A la fin des années 30, l'Europe est une nouvelle fois au bord de la guerre. L'Allemagne emmenée par les Nazis la prépare depuis longtemps alors que la France refuse de s'engager.



Chapitre 4 La Seconde Guerre mondiale

Introduction

En 1939, Hitler a lancé l’Europe dans un nouvelle guerre. Par ses destructions (ex : génocide), son caractère mondial et ses conséquences, cette guerre constitue une rupture dans l’histoire de l'humanité.
En
1945, l’Europe est ruinée et traumatisée. Sa puissance et son rayonnement sont contestés.
Problématique En quoi la barbarie nazie et la victoire des Alliés ont-elles transformé le monde ?


I. L’Europe sous la domination nazie

A. L’occupation allemande

Pendant près de cinq ans, les pays conquis subissent l’occupation allemande dont la nature varie selon les pays. Cette occupation a entraîné un pillage économique (matières premières et productions industrielle ou agricole réquisitionnées), financier (versement) et humain (S.T.O.).

B. L’élimination des « indésirables » et la Shoah

Les Nazis ont décidé d'interner, d'exploiter ou encore de mettre à mort des personnes estimées « indésirables » (ex : Tsiganes, Juifs, résistants, homosexuels, etc...). Pour cela, ils ont déporté ces personnes vers des camps de concentration ou d'extrermination (ex : Auschwitz). Cette mise à mort industrielle a été exécutée avec des chambres à gaz et des fours crématoires. La déportation des Juifs d'Europe s'est intensifiée avec la conférence de Wannsee et a conduit à un génocide (Shoah).


II. La France pendant la Seconde Guerre mondiale

A. La France de Vichy

Après la signature de l’armistice, une partie du territoire français était annexée au territoire allemand. Au nord de la ligne de démarcation, c’est la zone occupée par l’Allemagne et au sud la zone libre sous l’autorité de Vichy (siège du gouvernement de Pétain). Pétain a mis en place un régime autoritaire : l’Etat français. Les principes républicains sont rejetés et remplacés par ceux de Travail, Famille, Patrie. Les Français sont encadrés : censure, propagande et embrigadement de la jeunesse. Pour la population, c’est le temps des pénuries, du marché noir, de la peur et des bombardements alliés. Pétain a engagé la France dans la collaboration : fourniture de capitaux, de produits et de matériels. A partir de 1942, la collaboration s’accélère : livraison d’opposants et de Juifs (rafle du Vélodrome d’hiver le 16 juillet 1942), envoi de travailleurs en Allemagne (S.T.O.) et création de la milice.


B. La Résistance et la Libération

Après son appel du 18 juin 1940, De Gaulle fondait les F.F.L. A l’intérieur, les résistants ont fourni des informations, distribué des tracts, pratiqué des sabotages et des attentats. Ils ont subi une répression : arrestation, torture, déportation et exécution. Les résistants se sont engagés par patriotisme ou antifascisme et se sont regroupés parfois dans des maquis. De Gaulle a souhaité unifier le commandement de ces résistants, mission qu’il avait confiée à Jean Moulin. Après les débarquements alliés et l’action de la résistance, commençait la Libération. C’est le moment où les collaborateurs ont été jugés et condamnés  (épuration). La République est restaurée.


Conclusion

A la fin de l’année 1945, le monde est à nouveau en paix mais le bilan moral, humain et matériel est très lourd. Avec près de 60 millions de morts, la S.G.m. est le conflit le plus meurtrier de l’histoire notamment pour les populations civiles. Vainqueurs ou vaincus, presque tous les pays sont détruits. Les responsables nazis sont jugés lors du procès de Nuremberg où est défini la notion de crime contre l’humanité. L’Europe a perdu son hégémonie au profit des Etats-Unis. et de l’U.R.S.S.. Le monde va rentrer dans une nouvelle phase : la guerre froide (affrontement entre le camp capitaliste emmené par les E.-U. et le camp communiste emmené par l’U.R.S.S.).

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